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Relâchement des gestes barrière chez les jeunes : «Le pire qu’on aura, c’est une grosse grippe»



Sam,

De nombreux jeunes, comme Gabrielle, 26 ans, n’adoptent pas les gestes barrière lors des apéros et ne sont pas inquiets par les risques du Covid-19.

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Gabrielle et trois amies se sont retrouvées sur les bords du canal Saint-Martin, à Paris, vendredi soir. Chips, saucissons, tzatziki sont posés sur une longue nappe à fleurs. Les jeunes amies, toutes la vingtaine, piochent dans les mêmes récipients et partagent la même baguette de pain. Sans masque, ni distanciation sociale entre elles, elles affirment « prendre leurs responsabilités ».

« C’est quand même mieux de boire sans masque », plaisante Gabrielle. Consultante de 26 ans, la jeune femme estime faire énormément attention dans la rue : « Je ne m’approche jamais à plus d’un mètre des gens, je porte toujours un masque sur moi, même en dehors du métro. » Face aux risques, elle concède : « Je ne vais pas m’arrêter de vivre alors que les jeunes sont les moins à risque. Le pire qu’on aura, c’est une grosse grippe. »

«On fait attention à nos familles»
En arrivant, elles se sont fait la bise. « On a demandé si tout le monde était d’accord avant », se défend Margaux, 24 ans, qui travaille dans la logistique. Mais quand on les interroge sur l’éventualité d’une personne asymptomatique dans le groupe, elles disent « connaître les risques ». Chanda, 23 ans, également consultante, est ferme : « Si jamais l’une de nous l’attrape, on va se prévenir mutuellement pour agir en conséquence. »

C’est la même idée que défend Vincent, 23 ans. Cet étudiant en master de management des organisations culturelles est adepte des soirées techno. Ces dernières semaines, elles se sont multipliées dans l’Hexagone de manière plus ou moins légale, dans des conditions f avorables à la propagation du coronavirus, notamment en raison de la proximité que les fêtards ont entre eux. L’étudiant prône l’immunité collective : « Si j’attrape le virus, je développerai des anticorps qui permettront d’atteindre progressivement l’immunité collective. »

Avec ses amis, c’est le même mot d’ordre : « On accepte de prendre le risque de tomber malade mais on fait attention à nos familles, en gardant une certaine distance avec elles. »

Source : leparisien.fr





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