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Levallois-Perret : Patrick Balkany à nouveau mis en examen



Sam,

Selon nos informations, l’ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est mis en examen pour détournements de fonds publics dans l’affaire des chauffeurs. Il a été interrogé jeudi par une juge de Nanterre.

Photo AFP

Le voilà de nouveau aux prises avec la justice. Patrick Balkany a passé tout l’après-midi de jeudi dans le cabinet d’une juge d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui l’a mis en examen pour détournement de fonds publics au terme de plus de six heures d’interrogatoire.

Il s’agit là de l’affaire des chauffeurs du maire déchu de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Des agents employés par la ville comme policiers municipaux mais détachés au service de celui qui a régné trente-six ans sur Levallois.

Ces quatre chauffeurs étaient chargés de conduire le maire dans tous ses déplacements, y compris de Levallois-Perret à Giverny (Eure), où vivent Patrick et Isabelle Balkany dans le cossu moulin de Cossy.

Des policiers municipaux emmenés en voyage aux Caraïbes

Au moins l’un de ces chauffeurs a également suivi l’élu d’alors aux Antilles, où le couple possédait la fameuse villa Pamplemousse sur l’île de Saint-Martin. Au-delà de l’utilisation des agents municipaux à des fins personnelles, ce séjour dans les Caraïbes est au cœur de l’instruction valant ces nouveaux tracas à Patrick Balkany. Le voyage a-t-il été financé par les deniers publics? L’ancien élu a-t-il assumé les frais du séjour de son chauffeur privé sur ses fonds personnels?

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Quand l’affaire avait été révélée, en 2013, Patrick Balkany affirmait avoir « invité » le chauffeur à ses frais. Plus largement, il s’était défendu dans un message publié sur Facebook pour dire qu’un policier municipal est « en toute légalité détaché au cabinet du maire pour assurer les fonctions de chauffeur de sécurité ». Une position qui n’a pas varié depuis.

L’enjeu du dossier est là : c’est la question du périmètre des attributions du personnel municipal. Patrick Balkany doit en avoir une petite idée. Car en 1996, il a déjà été condamné pour avoir fait travailler du personnel municipal à son service. La peine prononcée était alors de quinze mois de sursis, 200 000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité.

Le dossier a pris la poussière

Jeudi, c’est la première fois qu’il était interrogé dans cette affaire. Il avait bien été convoqué en septembre dernier pour répondre aux questions de la brigade de répression de la délinquance économique et financière (BRDE) de la police judiciaire parisienne, chargée des investigations par le juge. Mais comme le tribunal judiciaire de Paris l’a envoyé en prison le 13 septembre, après l’avoir condamné à quatre ans pour fraude fiscale, le rendez-vous n’a pas eu lieu.

La juge de Nanterre a ensuite attendu la fin du cycle des procès d’appel pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale du couple Balkany, et la sortie de prison de l’ancien maire. Puis le confinement a encore reporté le rendez-vous judiciaire, fixé cette fois directement devant la juge.

Patrick Balkany encore amaigri

Cela étant, le dossier a longtemps pris la poussière. Il a commencé par une lettre anonyme adressée au parquet de Nanterre en mai 2012, du temps où Robert Gelli en était le procureur. Ce dernier a ouvert une information judiciaire pour détournements de fonds publics le 5 décembre 2013.

Soit le lendemain du jour où le parquet de Paris lançait les investigations sur le patrimoine des Balkany. Investigations qui ont mené le couple de Levallois devant le tribunal correctionnel et conduit Patrick Balkany derrière les barreaux.

Jeudi, l’ancien maire de Levallois-Perret est apparu encore amaigri et pas franchement en forme au tribunal de Nanterre. Visage creusé, regard fatigué, démarche moyennement assurée, l’homme est tout en lassitude. Et goûte assez peu d’avoir encore à s’expliquer devant un juge. D’autant que pour lui, « il n’y a rien dans cette vieille affaire » qui porte sur les années 2010 à 2015. D’ailleurs, « c’est une non-affaire », se borne à commenter son avocat, Maître Romain Dieudonné.

Source : leparisien/fr





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