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L’eau en bouteille est un fléau pour l’environnement



Sam,

l’eau en bouteille est un fléau pour l’environnement – © Tous droits réservés LP

Avec une consommation de 9,3 milliards de litres par an, les Français sont les cinquièmes plus gros consommateurs d’eau en bouteille au monde, derrière les Mexicains et les Thaïlandais (qui ont un accès limité à l’eau potable dans certaines régions), les Italiens et les Allemands. Rien à voir, comme on le pense souvent, avec notre appétit pour l’eau pétillante qui représente moins de 20 % de la consommation nationale, le reste étant partagé entre eaux minérales et de source.

L’impact sur l’environnement est massif puisque 25 millions de bouteilles partent à la poubelle chaque jour en France, à raison de 10 kg par an et par personne en moyenne… Seulement à peine plus de la moitié est recyclée, les autres finissant dans des décharges, en incinérateur ou dans la nature où elles mettent entre 100 et 1 000 ans à se dégrader.

D’après un rapport publié en 2019 par les ONG Earthwatch Europe et Plastic Oceans UK, les bouteilles jetables sont les déchets plastiques que l’on retrouve le plus dans l’ensemble des eaux vives en Europe (océans, mers, fleuves, rivières…). Elles représentent également un tiers des déchets en plastique retrouvés sur les plages dans le monde.

« Le plastique n’est pas recyclable à l’infini »

« Cela n’a rien d’un microproblème, insiste Flore Berlingen, directrice de l’association Zero Waste France, qui milite pour le zéro déchet et le zéro gaspillage dans nos modes de consommation et de production. Même si le niveau de recyclage est faible, il masque le problème de leurs effets très néfastes sur la consommation de nos ressources naturelles. On pense annuler l’impact d’une bouteille quand elle s’affiche 100 % recyclable et qu’on la met dans la poubelle de tri. La réalité est que le plastique n’est pas recyclable à l’infini et ne le sera jamais. Le mieux est donc de bannir ces contenants en plastique à usage unique et de privilégier l’eau du robinet. »

L’empreinte écologique de la « fabrication » de l’eau embouteillée est également très loin d’être anodine. Selon différentes études, une bouteille parcourt en moyenne 300 km, le plus souvent par camion, avant d’arriver sur la table du consommateur. Il faut environ 2 kg de pétrole pour fabriquer un kilo de PET, le polytéréphtalate d’éthylène, la matière plastique la plus utilisée aujourd’hui pour la confection des bouteilles.

Source : leParisien.fr





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