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Le brame du cerf : Cette parade amoureuse est scrutée dans de nombreuses régions de France par les curieux, accompagnés d’agents forestiers, comme dans l’Oise.



Sam,

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Il faut cheminer à pas de loup dans la nuit noire pour espérer surprendre le cerf. « Il a l’odorat très développé, donc là s’il y en a un dans le coin, il sait peut-être déjà qu’on est là », chuchote Yves Normand, l’agent de l’Office national des forêts (ONF). Ce soir-là, il accompagne un groupe d’une trentaine de personnes, qui avance sur le petit sentier forestier, en forêt d’Halatte (Oise). Tous sont venus écouter le brame du cerf. Sandra est venue avec son fils Sacha, 8 ans. « Rien que le fait de faire une sortie en forêt la nuit, c’est déjà assez atypique, et puis il paraît que le brame c’est très impressionnant. J’ai hâte de l’entendre », confie-t-elle. Sacha, lui, semble curieux : « Papa m’a dit que ça fera comme le bruit d’un monstre, comme un ‘Waaaarghhh’ ! »

Une parade amoureuse à scruter de loin

Yves Normand est formel : « Celui qui n’a pas l’habitude, qui entend ça pour la première fois, il s’en rappelle ! ». Pour autant, l’agent forestier met en garde. « On ne va quand même pas approcher trop près d’eux pour des raisons de sécurité. Il y a déjà eu des accidents. C’est assez rare, mais c’est déjà arrivé », souligne-t-ilEt aux enfants, il explique : « Au moment du brame, le cerf est bourré de testostérone, ce sont des hormonesCette montée d’hormones rend les mâles agressifs. Ils se battent entre eux, peuvent même se tuer. »  

Si le cerf bramec’est donc aussi pour intimider ses rivaux mais surtout « pour attirer les femelles et s’accoupler », a retenu Elliettte,10 ans, qui se demande bien le bruit que ça fait, en vrai : « Des fois ma mère l’imite, ça fait un espèce de beuw, c’est bizarre. »

« Wouah ! »

Une heure et demie après le départ, il est déjà 23 heures, et alors que le groupe s’est enfoncé dans la forêt, et que le bruit de la circulation a disparu, le brame du cerf surgit dans les airs. « Wouah ! » s’émerveille Clémentine, qui comme Elliette attendait ce moment avec impatience. « Ça fait un peu peur parce qu’on avait l’impression que c’était juste à côté de nous, et on avait l’impression qu’il était énervé », confie la fillette en chuchotant.

La petite troupe remonte le sentier, ravie de ses trois heures d’immersion. Sacha n’est pas déçu, le brame du cerf ne ressemble pas au rugissement d’un monstre mais plutôt à celui d’un « diplodocus », selon lui ! Sa maman semble être émerveillée : « On entendait les pas des biches passer juste à côté de nous. C’était fort à vivre, très fort ! »

Source : Francetvinfos.fr





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